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Ebola en Ituri : Eve Bazaiba met en lumière la prise en charge des enfants devenus vulnérables face à l’épidémie

Lors du briefing spécial consacré à la riposte contre la maladie à virus Ebola, organisé ce jeudi 18 juin 2026, à l’esplanade du Gouvernorat de l’Ituri, la ministre des affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale Eve Bazaiba, a mis l’accent sur la protection des enfants affectés indirectement par cette épidémie qui continue de frapper la province.

Intervenant après la présentation de la situation épidémiologique par le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, qui a fait état de 896 cas confirmés depuis la déclaration de l’épidémie dans les zones de santé de Mungwalu, Rwampara et Bunia, Eve Bazaiba est revenue sur les mécanismes mis en place pour la prise en charge des enfants âgés de 0 à 17 ans dont les parents sont décédés d’Ebola ou sont malades.

Selon elle, dès la confirmation ou la suspicion d’un cas au sein d’une famille, le gouvernement congolais, en collaboration avec l’UNICEF et avec l’appui de la République de Corée, a instauré un système de crèche, assimilable à un orphelinat spécial, à proximité des installations de la riposte. Cette structure accueille les enfants non atteints de la maladie à virus Ebola de la souche Bundibugyo lorsque la situation de leurs parents demeure grabataire.

La ministre a précisé que ces espaces bénéficient d’un accompagnement multidisciplinaire assuré par des nourricières, médecins, infirmiers et psychologues chargés de veiller à la fois sur la santé physique et le bien-être psychosocial de ces enfants particulièrement vulnérables.

S’agissant des personnes déplacées et des réfugiés, Eve Bazaiba a indiqué que le gouvernement a mis un bouché double sur l’intensification de la sensibilisation au respect des mesures barrières dans les différents sites d’accueil afin de limiter la propagation de la maladie.

Cette approche humanitaire est mise en œuvre en Ituri après une première expérience menée à Isiro, dans la province du Haut-Uélé, où la dégradation de la situation sécuritaire a contribué à l’aggravation des besoins humanitaires des populations.

Jérémie EDRAKU

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