Dans les profondeurs du territoire de Djugu, la milice CRP, sous l’égide de Thomas Lubanga, a semé la mort et la peur. Aujourd’hui, un ancien combattant brise le silence et livre un témoignage poignant sur la manipulation, les lourdes pertes et l’urgence de la paix.
Kabagambe Ismael Maru, ex-membre de la milice CRP, relate une réalité ignorée.
« Dans le mouvement CRP, nous n’avons reçu que 20 000 Fc . Ce mouvement nous extermine. Beaucoup sont morts. »,a-t-il fait savoir
Ces quelques mots traduisent la précarité des conditions des combattants et la cruauté d’un conflit aux causes obscures. Ce pendant , il témoigne d’une expérience douloureuse .
« Thomas Lubanga nous a conduit dans cette milice profitant de notre ignorance. Premierement il nous a vendus chez les M23. Nous combattions les intérêts de Thomas Lubanga sans le savoir. », ajoute Kabagambe Ismael Maru
Cette révélation pointe la manipulation politique derrière le conflit, où des jeunes ituriens, sont instrumentalisés pour des fins personnelles.
Par ailleurs, Kabagambe remercie tous ceux qui ont fait le choix courageux de déposer les armes
« Nous remercions tout ceux-là qui ont accepté déposé les armes. Et nous nous sommes sortis de la milice vivants. Nombreux parmi nous, sont ceux qui ont perdu la vie au front. Les blessés poursuivent les soins en Ouganda. » , affirme-t-il
Et de poursuivre
« Nous demandons à ceux qui restent encore en brousse de déposer les armes. »
Du côté des forces armées, la situation est prise très au sérieux. Le secteur opérationnel Ituri, par la voix de son porte-parole lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, affirme que les FARDC intensifient leurs efforts pour mettre fin à cette entreprise criminelle. Grâce à un mariage civilo-militaire.
«… Des caches d’armes continuent à être découverts. », a fait savoir cet officier des FARDC
Loin d’être un simple conflit armé, la crise autour de la milice CRP est un drame humain où les populations ituriennes paient le prix fort. Kabagambe Ismael Maru livre un verdict sans appel déclara , je cite « que ces jeunes sachent que la place de Thomas Lubanga, c’est en prison. »
Son témoignage est un appel à la conscience, une invitation à tourner définitivement la page de la violence pour permettre à l’Ituri de retrouver la paix et la dignité.
ELIAS LWAYIVWEKA











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