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Thomas Lubanga vole l’avenir des enfants ituriens, 62 écoles fermées à Djugu laissant près de 30.000 élèves sans instruction

Dans la partie nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), la guerre imposée à la nation, et particulièrement en Ituri, frappe durement l’éducation, où plus de 62 écoles ont été fermées dans le territoire de Djugu par la milice Coopérative pour le Renouveau de la Paix (CRP) de Thomas Lubanga.

Selon le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, porte-parole du secteur opérationnel Ituri, ces fermetures découlent des attaques de la CRP contre les civils et les FARDC à Bulé.

« Depuis les attaques de la milice CRP contre la population civile et les FARDC à Bulé, d’après des sources des agences des Nations Unies, elles ont répertorié comme ceci le bilan : la CRP a causé du tort à la population civile et aux déplacés à cause de ses attaques », a-t-il déclaré.

L’officier de l’ armée congolaise déplore un péril imminent pour l’avenir des milliers d’élèves.

« Parmi les conséquences qui me font mal, 62 écoles sont actuellement fermées. Bien qu’il y ait des marchés, des hôpitaux, aujourd’hui je martèle ce qui est le fondamental d’une nation : l’éducation. Car en pédagogie, on dit que l’enfant est l’être suprême de l’éducation », insiste-t-il.

Pire, « Thomas Lubanga, comme il aime recruter les enfants, utilise les enfants déplacés dans les groupes armés, il utilise les enfants comme boucliers humains ».

Par ailleurs, sur la cruauté de la CRP à Djugu, le lieutenant Ngongo calcule l’ampleur du drame .

« Sur 62 écoles fermées, si chaque école a dix salles, là donc on a 520 salles de classes. Nous connaissons que à Djugu les gens aiment les études, ça il faut l’avouer. Estimons que chaque salle compte 45 écoliers, donc 27 900 écoliers qui souffrent à cause de Thomas Lubanga. Comment sera leur sort dans un ou trois mois ? » s’ interroge le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi à la RTFI

En province de l’Ituri, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) continuent de condamner l’utilisation des enfants déplacés par Thomas comme boucliers humains.

Un comportement qui viole systématiquement toutes les règles du droit international humanitaire, ajoute l’armée avec regret.

Elias Lwayivweka

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