La province de l’Ituri située dans le Nord-est de la RDC, continue d’être trahie par ses propres fils au lieu de s’impliquer activement dans la quête de la paix. Alors que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) font face à la menace persistante de la milice Convention pour la Révolution Populaire (CRP) de Thomas Lubanga, aliee du M23, des figures comme l’ ancien sénateur et député national John Tibasima Bogemu et Raymond Tchedya ont participé à une réunion à l’étranger visant à organiser une nouvelle rébellion pour déstabiliser la province et « tuer physiquement le gouverneur militaire Johnny Luboya N’kashama ».
Selon des sources sécuritaires, cette rencontre clandestine aurait marqué une étape importante dans la structuration d’un projet insurrectionnel.
« Dans cette réunion qu’ils ont organisée pour déstabiliser la province et tuer physiquement le gouverneur militaire, ils se sont divisés en deux groupes », indique une source proche du dossier.
Le premier groupe serait constitué d’éléments de la CRP, notamment Thomas Lubanga et Lobho Pitsi, présenté comme un officier déserteur des FARDC.![]()

Le second groupe, quant à lui, inclurait « des éléments nouveaux » parmi lesquels « l’honorable sénateur John Tibasima Bogemu et l’honorable Raymond Tchedya », aux côtés d’individus identifiés comme Marine, Maseva, Bosco et un certain Motu Muke.
Toujours selon ces sources, ces acteurs auraient exprimé leur volonté de « s’unir pour détruire l’Ituri en peu de temps afin de changer le gouverneur militaire ».
Une déclaration grave qui, met en lumière l’implication présumée de certaines élites politiques dans des dynamiques de violence armée.
Dans une tentative de justification, les instigateurs de cette déstabilisation avanceraient des accusations contre les autorités provinciales, a révélé le porte-parole du secteur opérationnel Ituri.
« Pour Tibasima Bogemu, c’est Luboya qui tue les Hema. C’est le gouverneur militaire qui exploite les ressources de l’Ituri », a révélé le lieutenant Jules Ngongo. 
Il ajoute que, selon ces mêmes discours, « en Ituri, il n’y a pas de conflit, c’est Luboya qui est à la base des massacres des populations ituriennes ».
Pourquoi l’Ituri continue-t-elle d’être fragilisée par ceux-là mêmes qui devraient contribuer à sa stabilité ?
Derrière ces manœuvres, se cache également une problématique de fond liée aux intérêts économiques et à l’exploitation des ressources naturelles.
Combien gagnent réellement ces acteurs au prix du sang des populations locales ?
Quels bénéfices tirent-ils de l’insécurité persistante, sinon le maintien de circuits illégaux et de zones d’influence ?
Face à cette situation préoccupante, un appel à la vigilance s’impose.
« la population doit être vigilante », disent les autoritéslocales, invitant les habitants à ne pas céder à la manipulation et à soutenir les efforts de paix menés par le gouvernement provincial sous le commandement du lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama.
À noter que John Tibasima fut sénateur et député national. En 2023, il a participé à tous les scrutins sans succès. Raymond Tchedya, quant à lui, fut député national pendant deux législatures.
Rédaction












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