La République Démocratique du Congo, particulièrement la province de l’Ituri, franchit un cap important dans la gestion durable des ressources en eau du lac Albert, grâce à l’installation d’un système régional de surveillance hydrologique.
Ce dispositif est mis en place par l’Initiative du Bassin du Nil (IBN), avec l’appui financier du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, via la GIZ.
Les équipements comprennent une station hydrométrique régulant le niveau et la température de l’eau, ainsi qu’un système d’analyse de la qualité et quantité des eaux, capable de détecter l’origine des menaces extérieures sur les écosystèmes à l’échelle régionale.
Acquis dans le cadre du projet LEAF II du ministère de la Pêche et de l’Élevage, ces matériels ( laboratoire mobile, bâtiment servant à l’abriter) ont été officiellement remis aux autorités congolaises le 3 mai 2026 à Kasenyi, chef-lieu du secteur de Bahema-Sud, dans le territoire d’Irumu, province de l’Ituri, en présence des notabilités locales, des services techniques de l’État et des structures de la société civile.
Selon Kabaseke Kyabakibi Fiston, chef de division provinciale de la Pêche et de l’Élevage de l’Ituri, certaines infrastructures du projet ont été mises à disposition pour abriter ce nouveau service, conformément aux orientations des autorités provinciales et nationales.
Installées sous et autour du lac Albert, ces machines visent à améliorer la collecte et le partage des données, renforçant ainsi la coopération transfrontalière dans la gestion des eaux du bassin du Nil.
Représentant le gouverneur militaire Johnny Luboya N’kashama, Lonema Lonu Milton, son conseiller en charge de l’agriculture, pêche, élevage, environnement, mines et des ressources naturelles, a insisté sur l’utilisation responsable de ces équipements. Il a rappelé que le lac Albert constitue un pilier économique majeur pour la RDC et les pays voisins, notamment l’Ouganda, appelant à une mobilisation collective pour sa protection.
Par ailleurs, cette avancée s’inscrit dans les efforts de stabilisation impulsés par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans un contexte marqué par les défis du changement climatique.
Basée à Entebbe, l’Initiative du Bassin du Nil poursuit ainsi ses actions pour une gestion concertée et durable des ressources hydriques dans la région, grâce à ses ingénieurs en technologie numérique.
Jérémie Edraku














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