Ce vendredi 24 octobre 2025, le Programme National de la Santé Mentale en Ituri a organisé une conférence-débat à l’hôtel Karibuni, réunissant plusieurs couches de la population et des autorités administratives, dont Madame Jeanne Alasha, conseillère du gouverneur militaire en charge de la santé et action humanitaire, genre, famille et enfant.
Objectif de cette rencontre, sensibiliser les acteurs locaux, les leaders jeunes, les autorités et la population sur l’importance de « l’interdépendance entre guérison psychologique, réconciliation et paix durable ». Prénant la parole, Madame Jeanne Alasha a appelé les communautés ituriennes à prêcher la paix partout car, à l’en croire, la question du retour de la paix est l’ affaire de tous.
« Chacun, dans sa famille, dans sa communauté, dans son groupe social, doit comprendre que la paix ne revient pas seulement aux autorités. La population doit mettre de côté le communautarisme », a-t-elle déclaré. 
Au nom du chef de division de la santé empêché, le Docteur Dovo Polepole, chef du Bureau hygiène et insalubrité publique, a reconnu « l’accalmie qui règne en Ituri, imposée par le gouveneur militaire, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama ».
Il a exprimé sa gratitude en ces termes : « Notre gratitude s’adresse à Son Excellence Monsieur le Gouverneur militaire Johnny Luboya Nkashama pour tout ce qu’il est en train de faire afin que l’Ituri retrouve la paix ». 
Pendant ce temp, le Dr Polepole a rappelé que la province traverse, depuis plus de trois décennies, une situation douloureuse d’insécurité, marquée par « des déplacements massifs, des violations des droits humains ».
Ces traumatismes, a-t-il poursuivi, « ne se manifestent pas uniquement dans des blessures physiques ou des pertes matérielles. Ils laissent des cicatrices invisibles, profondément ancrées dans l’esprit, notamment chez les femmes, les adolescents et les jeunes ».
Par ailleur , le Dr Martin Alowa a, quant à lui, souligné que « la richesse de l’Ituri réside dans sa diversité culturelle. Le sol et le sous-sol sont extrêmement riches, » faisant ainsi le lien entre ressources, identité et paix sociale. 
Du traumatisme invisible à la réconciliation visible
La coordonatrice du Programme National de Santé Mentale, Dr Sephora Nyomi, a insisté sur la complexité de la santé mentale, affirmant qu’elle est « un outil indispensable pour la paix », ciblant les impacts psychologiques directs des conflits. Elle a expliqué que « les conflits affectent le bien-être individuel et communautaire.
Les conséquences psychosociales entravent la capacité des individus à mener leurs activités quotidiennes, compliquant ainsi la construction post-conflit
Elle a alerté sur le fait que « les souffrances non traitées se traduisent souvent par la colère et la méfiance », freinant fortement tout processus de réconciliation durable dans la région. 
L’engagement militaire pour une paix pérenne !
Face à ces défis, l’administration militaire en Ituri, sous la houlette du lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama, déploie des efforts constants pour restaurer la paix et la sécurité. En imposant « un climat de stabilité », elle crée les conditions nécessaires à la guérison collective et à la réconciliation des communautés. Ces actions décisives contribuent à « briser les cycles de violence récurrents qui ont longtemps fragilisé cette partie Nord-est de la République démocratique du Congo. »
Rédaction














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