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Thomas Lubanga : après la défaite de ses éléments sur toutes les lignes de front, il réapparaît « toujours moins beau que le diable ».

À bout de souffle, le discours de Thomas Lubanga n’a duré que dix minutes, mais il soulève déjà une avalanche d’interrogations sur toutes ses facettes.
L’incohérence du langage, le vieillissement visible, la fatigue évidente et la balbutiante élocution, autant d’éléments qui sautent aux yeux dès la première impression. Tout comme la forme, le contenu laisse les observateurs avertis perplexes
.

Nulle part Thomas Lubanga n’aborde les fondements de la création de sa milice, la CRP, se contentant d’accuser du doigt les insécurités et les barbaries qui gangrènent l’Ituri, des maux perpétués, en toute évidence, par la bande qu’il dirige lui-même.

Pourquoi réapparaître seulement aujourd’hui ?

La CRP a été anéantie sur toutes les lignes de front où elle cherchait à déstabiliser la province .
Épisodes d’Iga Barrière, Lopa, NiZi, Panduru, Likhida, Mabanga, Tchomia, Kanseyi, Nyamamba et Bule. Bien qu’il les évoque dans son discours, Lubanga omet sciemment l’utilisation d’enfants soldats et de femmes déplacées comme chairs à canon.

D’où la question lancinante : pourquoi aujourd’hui ?

La détermination de l’armée congolaise en Ituri, sous le commandement du lieutenant-général Luboya Nkashama Johnny, reste inébranlable pour stopper la menace de la CRP dans toutes ces zones. Entêté à poursuivre cette lutte infernale et perdue d’avance, Lubanga ignore les réalités du terrain : abandon de ses propres troupes, capture de certains de ses communicants, et ralliement à la raison d’autres leaders de son entourage.

« L’armée tue la population sur la RN 27 et bombarde les camps de déplacés », peut-on entendre dans ce discours pathétique.

« L’armée tue la population sur la RN 27 et bombarde les camps de déplacés », peut-on entendre dans ce discours pathétique.

Ces allégations se transforment en questionnaire piégé, mais les réponses qu’il fournit sont tout aussi frustrantes :

N’est-ce pas la CRP qui boucle les usagers de la RN 27 ? N’est-ce pas la CRP qui viole jour et nuit le droit humanitaire en utilisant les sites de déplacés comme abris ?

Et que dire du sang de Baraka, des quatre agents de l’ONG Le Palmier criant vengeance, ou des enfants d’autrui recrutés et tués sur les fronts du Nord-Kivu et de l’Ituri ?

Voilà parmi les raisons qui rendent Thomas Lubanga bipolarisé, sinon atteint de démence ou de schizophrénie.Finalement, qui trop embrasse…À dire vrai, le retour des populations à Nyamamba – une zone que la CRP voulait à tout prix conquérir pour déstabiliser la province – envoie un message fort. C’est le signal que l’armée congolaise est plus déterminée que jamais à éradiquer la menace de la CRP et de Thomas Lubanga en province de l’Ituri.

Au regard de tout cela, donnons raison au gouverneur Luboya. Lors de la présentation de criminels au Gouvernorat de province, il l’avait dit sans ambages :

« Même la tête du diable vaut mieux que celle de Thomas Lubanga »

Rédaction

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